Saisir l’essence
Un blog est un peu comme un miroir pour soi-même.
À travers mon blog, je me vois. J’aimerais écrire mieux, exprimer mieux qui je suis.
Pourtant mon blog me reflète telle que je suis, là où j’en suis rendue présentement.
À travers les blogs que je visite, je saisis l’essence des personnes, je vois l’être derrière les écrits. Il y a là une personne, un être unique, parfois emmuré, parfois libre, mais peu importe, je le perçois au delà des barrières ou des croyances et je ne peux que l’aimer, l’essence, lorsque je la perçois bien sûr. Cela n’a pas beaucoup à voir avec la qualité des écrits, car quelqu’un s’exprimant bien n’a pas nécessairement plus à dire. Bien que j’apprécie aussi la beauté de l’écriture.
Je ne sais pas ce qui en est pour vous, mais moi c’est surtout au début que je saisis l’essence de la personne. Ensuite je vois moins clairement. Le mental, (l’esprit ordinaire) comme certains l’appellent, se met à l’oeuvre et commence à discuter, soupeser, comparer, juger.
Vraiment, quelle teigne que ce petit moi.
Kea
Elle m’apporte beaucoup cette “inspiration”. Cette réflexion sur ce que l’on ressent devant un blog inconnu provoque en moi des résonnances et aussi des réticences ce qui est normal car le ressenti est pluriel. Merci à toi, en ce moment où mon petit moi est un peu perturbé, de m’avoir éclairée.
oui, je suis un peu comme toi en ce qui concerne le ressentir de l’autre tout de suite et ensuite cela se mélange avec l’envie de discuter avec tout le cortège des “connaissances” et des expériences passées
mais le vécu de l’instant lorsque je découvre ce qui est écrit reste important
Laisser venir à soi tout ce qu’est l’autre, sans jugement et sans préférences.
Considérer son état présent et ses potentialités.
L’aimer dans ce qu’il est, et ce qu’il peut devenir.
Le chemin qu’il fera (ou pas, et qui lui appartient) entre ces deux points est l’espace de notre compassion active à son endroit. Une succession de “moment présent”.
Merveilleux “autre”, qui nous détourne de la contemplation de notre nombril !
Je ressens les mêmes sensations. Animer un blog me permet aussi, me semble-t-il, de progresser en exprimant mes ressentis, mes idées, mes sensations.
Comme toi je ressens la vibration de ceux qui écrivent et répondent.
Et puis je m’étonne parfois de ce que j’ai pu écrire” Tiens, c’est moi qui ai écrit ça?”
@ Ariaga : Je pourrais te dire chère Ariaga ce que j’ai ressenti émaner de toi au tout début : beaucoup d’amour, un coeur immense.
@ oeilquipousse : De toi je pourrais dire, de l’étonnement, une profondeur qui me surprend et je ne sais pourquoi.
@ Gungadin : Tant de fois j’ai vu ton être, d’une beauté toute particulière avec des étincelles de lucidité qui ne peuvent que rejoindre mon âme.
@ Daniel : J’ai été surtout touchée par le personnage que tu as décrit et qui vivait en Égypte et je me dis quel cheminement il a fait et, présentement, tu fais de grands pas.
je pourrais dire que ton site a une sensibilité de calme, de paix et d’ouverture
souvent de questionnements
devant la porte de l’éveil (ou vérité etc.), on cherche souvent multiples serrures
peut-être n’y a t’il pas de porte ?
@ oeilquipousse : Bonne question l’histoire de la porte! Le plus difficile je trouve c’est d’être à l’écoute lorsque le coeur répond. Ses réponses surgissent toujours au milieu du silence, au delà des pensées et des discussions, sous forme de feelings plutôt que de paroles.
Merci de ton commentaire qui touche mon coeur.
oui, c’est toujours dans le silence de la pensée que le coeur s’exprime
débusquer la pensée et la laisser passer
et rester silencieux
c’est très difficile, je suis bien d’accord
Aimer la différence
au sein du Même…
L’Amour se conjugue d’une façon toujours originale
à travers nos coeurs qui sont Sa demeure.
En ton coeur, chère Kea,
j’aime écouter le chant de la vie.
Cette Vie une que nous sommes tous
si différemment…
@ Mouniprema : Il semble si facile pour toi d’exprimer l’inexprimable, sans doute parce que tu y as fait ta demeure. Moi, je suis encore à l’étape d’y tendre. Que “tu aimes écouter le chant de la vie en mon coeur” me dit que tu sais voir au fond des coeurs et départager à travers ce que je publie, le Réel de l’illusoire. Merci chère amie.